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Le modèle de nu.

Le modèle de nu.
Voilà quelques temps que je suis des cours de dessin, activité qui m’a toujours passionné et que j’avais laissé de côté pendant trop d’années. Je me suis déçidé à m’inscrire à un atelier d’où je me rends deux soirs par semaine, malgré un emploi du temps parfois assez chargé. Depuis toujours je m’étais habitué à dessiner pour l’essentiel des paysages où des lieux architecturaux mais je m’étais rarement essayé à l’étude des corps, à plus forte raison lorsqu’ils étaient nus. Ce qui est techniquement le plus difficile à dessiner.

C’est pour cette raison que je me suis inscrit au cours du jeudi soir consacré préçisémment à l’étude des corps. Daniel notre professeur se révèle bon pédagogue et je constate avec bonheur mes progrès.

Ce que je vais vous raconter c’est l’expérience platonique que j’ai connu auprès d’un modèle masculin voiçi quelques mois. Il y a peu je me retrouvais quitté par mon compagnon et du coup ma vie sexuelle était tombée dans le néant. J’apprenais à me passer temporairement de sexe et me surprenais à y arriver assez façilement. Jusqu’au jour où je vis débarquer Antoine.

Il s’agissait d’un soir de décembre et le froid frappait durement. Au cours de la séance préçédente Daniel nous avait prévenu de l’arrivée d’un nouveau modèle ,Antoine donc. Je me sens obligé de préciser que lorsque je travaille avec un modèle de nue,je me sens détaché de toute idée de désir ou d’attirance charnelle pour ne me concentrer sur le moment qu’au trait ,à la surface ou la texture. Ce n’est qu’éventuellement par la suite qu’il m’est possible de ressentir de l’attirance pour mon modèle. On retrouve ce phénomène chez les médeçins ou les gynécologues par rapport à leur patient.

Antoine est arrivée dans le froid et le vent hivernal. Il avait à peu près la fin de la trentaine c’est à dire un peu plus vieux que moi. Son visage était sec et halé, de même que son regard intense s’accordait avec ses cheveux raides d’un noir de corbeau. Pour le dire autrement il me faisait penser au cinéaste Passolini.

Nous faisions nos cours au sous-sol. Il y avait une petite cabine pour que les modèles puissent se changer. Lorsqu’il apparut nu ,parfaitement à l’aise,visiblement habitué, moi de mon côté je me mis à bander comme un fou.

Son corps était le prolongement de son visage. D’une minceur musculeuse. Parfaitement charpenté. Il incarnait vraisemblablement pour ma libido un idéal physique que je ne me connaissais pas, n’étant pas particulièrement attiré par les hommes maigres.

Tant bien que mal je tentais de tenir au moins mon crayon correctement. Le sexe d’Antoine était au repos. Sans désir et sans attente. Tandis que le mien gonflait rapidement, menaçant presque de craquer mon slip. Mes mains tremblaient. Tous mes croquis furent ratés. Ce fut l’heure de cours la plus longue de mon existence…

Quand à la fin je passais aux toilettes je me masturbais copieusement pour pouvoir me soulager de ça. Je ne revis jamais Antoine. Il ne fit qu’une seule séance de pose mais il restera pendant très longtemps dans mes rêves.

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